L’aviation de l’antiquité

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Décollage de l'aéronef des frères Wright en 1903

Décollage de l'aéronef des frères Wright en 1903

Le plus vieux rêve de l’Homme est sans doute celui de voler de ses propres ailes.

Communément, ce rêve est devenu réalité avec le premier vol des Frères Wright en 1903. Pourtant, de nombreux vestiges antiques tendent à prouver que les connaissances en aéronautiques sont bien plus anciennes. Ces preuves ont été retrouvées dans le monde entier. L’aviation est-elle bien plus ancienne qu’on ne le croit ?

Le planeur égyptien

Pièce n° 6347 du musée du Caire, dit le "planeur égyptien"

Pièce n° 6347 du musée du Caire, dite le "planeur égyptien"

En 1969, dans les sous-sols du musée d’antiquités du Caire, un égyptologue qui triait des pièces trouvées lors de fouilles, fut intrigué par un étrange objet. Dans une boîte étiquetée «oiseaux» et enregistrée sous le n°6347, un des volatiles de bois présentait une bien étrange physionomie. En effet, ses ailes droites, sa ligne fuselée et l’empennage verticale de la queue donnent une forme singulière au volatile.

Les registres indiquaient que l’objet était daté de 200 ans environ avant notre ère. Il avait été découvert dans une tombe proche du village égyptien de Saqqarah en 1898.
Le scientifique, stupéfait, identifia l’oiseau comme étant un modèle réduit de planeur vieux de 2 100 ans.

Le ministère de la culture égyptienne s’intéressa à l’affaire et nomma une commission qui rendit les conclusions suivantes :

«Le modèle réduit, long de 18 cm pour un poids de 32 grammes, semblait intégrer les principes d’aéronautique.»

Pour comble, le planeur volait et évoluait parfaitement dans les airs. De plus, il ne s’agissait peut-être pas d’un planeur à l’origine car une cassure sur la partie inférieure de la queue suggérait qu’il avait peut-être été équipé d’un mécanisme de propulsion.

Mais évidemment, la découverte et les conclusions de la commission ont fait l’objet d’une violente polémique. Et la théorie avancée n’a pas fait l’unanimité.

Des textes qui dérangent

Les égyptiens ne sont pas les seuls à avoir laissé des vestiges qui nous incitent à penser que l’aviation existe depuis bien plus longtemps qu’on ne le croit.

Peinture sur toile qui représente l'un des chariots célestes décrits en détail dans le Ramayana, poème vieux de 2 200 ans

Peinture sur toile qui représente l'un des chariots célestes décrits en détail dans le Ramayana, poème vieux de 2 200 ans

Le Sifr’ala de Chaldée, un texte babylonien, nous explique partiellement comment construire et faire voler un avion.
Ce texte, vieux de plus de 5 000 ans, contient des notions très précises sur les parties en cuivre et en graphite d’un avion. Il décrit également les effets de la résistance du vent sur la stabilité.
Il est évident que de telles précisions prouvent que des expériences ont été menées à l’époque.
Contrairement à la théorie officielle qui traite toutes ces documents par le mépris, on ne peut sérieusement envisager qu’il ne s’agit là que de simples jouets décrits.

C’est dans les récits indiens que l’on trouve les plus étonnants récits d’aviation. Le célèbre Mahabharata, gigantesque épopée commencée au IVème siècle avant notre ère, mentionne un «char aérien», dont les flancs en métal étaient munis d’ailes.

Le Samara Sutradhara, recueil de textes hindous qui date de l’Antiquité, est une véritable mine d’or sur l’aviation.
«On appelle Vimana, l’avion qui se meut par sa propre force comme un oiseau», peut-on y lire ; ou «Le corps doit être résistant et solide, taillé dans un bois léger et els ailes seront déployées. Il faut placer le moteur au mercure à l’intérieur et mettre en dessous le système de combustion en fer».

Le Ramayana, poème épique du IIIe siècle avant notre ère, décrit un avion circulaire à double pont muni de hublots et d’une coupole. Ce n’est pas sans évoquer nos fameuses soucoupes volantes.
Grâce à un carburant fait d’un liquide jaunâtre, nous dit-on, l’appareil pouvait voler à la vitesse du vent…

La Transylvanie, patrie des fusées

Le professeur Doru Todericiu, professeur des Sciences et Techniques à l’Université de Bucarest, plus connu sous le nom de Pierre Carnac, exhuma en 1961, un vieux manuscrit de la bibliothèque de Sibiu en Roumanie.

Le troisième cahier de cet ouvrage est l’oeuvre de Conrad Haas, chef du dépôt d’artillerie de Sibiu, entre 1550 et 1570. Il y donne le compte rendu du lancement d’une fusée à étages et d’une « lance volante ».
L’expérience aurait eu lieu en 1555, devant des milliers de témoins et aurait été un succès.

Manuscrit de Conrad Haas

Manuscrit de Conrad Haas

Parmi les inventions de Conrad Haas figurent :

  • Fusées à 2 et 3 étages
  • « Maisonnette volante »
  • Systèmes d’ignition des étages à carburant solide
  • Ailettes de stabilisation en forme d’ailes delta

 

Cependant, tous ces faits rapportés ne reposent sur aucune preuve tangible outre les écrits de leur auteur.

Les chasseurs d’Amérique du Sud

Bijou colombien rappelant la forme d'un avion

Bijou colombien rappelant la forme d'un avion

On a retrouvé en Bolivie, en Colombie et en Amérique Centrale, une vingtaine de bijoux en or, fabriqués par les Qimbayas, d’environ 5 centimètres, datant du Vème au XIème siècle.
Leur forme évoque celle d’un avion de chasse à aile delta. Ces bijoux sont dotés d’ailes triangulaires, d’une petite queue droite et d’un aileron de queue.

Ils sont répertoriés officiellement comme reproductions zoomorphiques. Des experts en aéronautique et des biologistes ont comparé la forme de ces bijoux avec des silhouettes de chauves-souris, de raies et d’oiseaux. D’après eux, les caractéristiques artificielles l’emportent sur celles qui semblent de nature organique.

 

Certains chercheurs persistent encore à croire, malgré l’indifférence générale, que les Anciens en savaient davantage sur l’aviation qu’on ne le pense. Ils s’appuient sur les découvres toujours plus étonnantes que font les archéologues et tentent de prouver par tous les indices, disséminés à travers le monde, qu’un jour un pionnier décida de donner réalité à son rêve et prit les airs.